Si le permis de conduire semble toujours primordial en terme de liberté, les 18-24 ans sont de moins en moins pressés de le passer.

Selon une enquête, 21% des jeunes jugent qu’ils n’en ont pas besoin !

Les jeunes sont de moins en moins dans l’urgence de réussir l’examen. 30% disent vouloir le passer « à court terme », dans un délai de moins d’un an. Certains mêmes n’y voient aucun intérêt et n’envisagent pas du tout de se plier aux épreuves du Code et de la Conduite.

A la grande surprise de leurs parents et malgré la conduite accompagnée désormais accessible dès l’âge de 15 ans, ils retardent même le passage à l’acte puisque 39% des 18 à 20 ans possèdent un permis, contre 76% des 21 à 24 ans. Il y a 4 ans, près de 3 jeunes sur 4 avaient déjà décroché leur permis avant leurs 20 ans.

Pour expliquer ce changement, les non-candidats mettent d’abord l’accent sur le coût trop élevé. En effet, les raisons budgétaires les empêchent de franchir le pas : ils sont autant à confier que s’ils avaient les moyens, ils changeraient d’avis. Plutôt logique car si le coût moyen d’un forfait affiché pour un apprentissage de la conduite se situe autour des 700 à 800€, il faut en réalité compter 1000 à 1200€ pour réussir l’examen. Un minima de 20h est obligatoire pour pouvoir passer l’épreuve de la conduite, cependant de nombreux jeunes ont besoin d’heures supplémentaires. Le quota passe alors de 20h à 30h environ. Un frein supplémentaire à l’envie de passer derrière le volant puisqu’ils privilégient leurs études supérieures, stages ou premier emploi.

L’examen est trop compliqué… Un peu plus d’un million de personnes passent le permis de conduire mais près de la moitié échoue. Premier examen de France en nombre de candidats, le permis B est aussi l’un des plus difficiles. 16% des 18-24 ans ne le tentent pas par peur d’échouer.

Les transports en commun, plus faciles d’accès en ville. Le permis n’a pas le même intérêt selon l’endroit où on réside. Seulement 45% des 18-24 ans en région parisienne on leur permis voiture, contre 77% des habitants en zones rurales. Dans les grandes métropoles très bien pourvues en transports commun, mais aussi grâce au développement du covoiturage et du vélo, il n’est plus nécessaire de posséder le permis de conduire pour pouvoir se déplacer.