Les stupéfiants sont à l’origine de pertes de contrôle, de réflexes ralentis ou encore d’une diminution de la vigilance. Ils multiplient en moyenne par deux le risque d’accident. Il s’agit d’un délit, une infraction grave au code de la route. Pour rappelle, la consommation de stupéfiants comme le cannabis est interdite en France et elle expose à des sanctions pénales.

Les risques encourus

Le cannabis : Entraîne une baisse de la vigilance, une mauvaise coordination, un allongement du temps de réaction et une diminution des facultés visuelles et auditives

L’ecstasy : Crée un état d’éveil et d’excitation qui masque la fatigue. Elle donne un sentiment d’assurance, de contrôle de soi et provoque un comportement irrationnel au volant.

La cocaïne : Entraîne une conduite agressive qui s’associe à des erreurs d’attention ou de jugement et peut provoquer la perte de contrôle du véhicule.

Les opiacés : Provoquent une perte d’attention, des réflexes et de la conscience du danger et des obstacles.

Le contrôle de police

La police et la gendarmerie peuvent effectuer un test salivaire. Il a la capacité de détecter les différents types de drogues en quelques minutes et d’indiquer les drogues consommées. Ce dépistage peut être effectué même lorsque mon véhicule est à l’arrêt, moteur coupé. En cas d’accident mortel, ce dépistage est obligatoire.

Jusqu’à l’année dernière, en cas de test positif, le conducteur est transporté auprès d’un médecin pour un prélèvement sanguin. L’analyse en laboratoire de ce prélèvement permet de caractériser et confirmer l’infraction.

Depuis 2017, avec la généralisation du prélèvement salivaire de confirmation, les forces de l’ordre n’auront plus à se déplacer en milieu hospitalier pour qu’un médecin effectue une analyse sanguine. Les forces de l’ordre peuvent alors multiplier les contrôles et mieux lutter contre l’insécurité routière.

Tous les usagés de la route sont concernés par ce dépistage y compris les cyclistes et les personnes qui accompagnent un élève conducteur. En fonction des drogues et modes d’usages, le conducteur peut-être contrôlé positif plusieurs heures après la prise de stupéfiants, et dans certains cas plusieurs jours après (amphétamines).

Toutes personnes refusant de se soumettre au test est équivalent à un test positif.

Une très lourde peine encourue

  • Jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 4500 euros d’amende
  • Jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 9000 euros d’amende si le conducteur a aussi consommé de l’alcool
  • Jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et 150 000€ d’amende en cas d’accident mortel
  • Un retrait automatique de 6 points de permis de conduire
  • Un risque de suspension de permis pouvant atteindre 3 ans, voire l’annulation du permis avec interdiction de le repasser pendant 3 ans ou plus. Pour les conducteurs en permis probatoire, la première année, le conducteur voit son permis annulé
  • En cas d’accident, les réparations du véhicule du conducteur ne sont pas prises en charge par l’assurance. Il perd le bénéfice des garanties complémentaires souscrites auprès de celle-ci qui peut également résilier le contrat
  • Les personnes blessées lors de l’accident peuvent demande en justice des dommages et intérêts très importants

Quelques chiffres clés à retenir

23% : C’est le pourcentage de personne décédées sur les routes par des conducteurs sous l’emprise de stupéfiants en 2015.

15 : C’est le nombre de fois que le risque est multiplié si le conducteur mélange de l’alcool et du cannabis.

18-24 : C’est la tranche d’âge dans laquelle 23% des conducteurs contrôlés lors d’un accident mortel sont déclarés positifs au dépistage, contre 19% pour les 25-44 ans et 4% pour les 45-64 ans.